Châlons Agglo expérimente une nouvelle solution de tri des biodéchets en habitat collectif
Dans le cadre de sa politique ambitieuse de réduction des déchets, d'amélioration du tri sélectif et de développement de l'économie circulaire, Châlons Agglo poursuit l'adaptation de ses services aux réalités du terrain et aux nouvelles obligations réglementaires relatives au tri à la source des biodéchets.
Un constat après plusieurs années d'expérimentation
Après plusieurs années d'expérimentation, le constat est aujourd'hui clair : le dispositif de collecte des biodéchets en porte-à-porte dans l'habitat collectif n'a pas produit les résultats attendus.
Malgré la mobilisation des équipes et des partenaires, la qualité du tri est restée insuffisante, avec une présence importante de déchets indésirables dans les bacs. Les quantités de biodéchets effectivement valorisées sont également demeurées limitées au regard des moyens mobilisés.
La collecte hebdomadaire représentait environ 900 kg de biodéchets pour 400 bacs, avec des contraintes importantes de manutention et des coûts d'exploitation élevés, notamment en raison de la nécessité d'une double collecte pour garantir la salubrité des lieux.
Une nouvelle expérimentation avec Nov'Habitat
Face à ce constat, Châlons Agglo, en partenariat avec Nov'Habitat, fait le choix d'une nouvelle approche : l'installation de composteurs collectifs en points d'apport volontaire.
Cette expérimentation sera mise en œuvre pendant six mois sur plusieurs sites du territoire, dont celui situé 10 rue du Groupe Libération Nord.
Les habitants volontaires pourront trier leurs déchets alimentaires grâce à des composteurs de proximité. Un accompagnement spécifique sera proposé avec :
- la distribution de bioseaux ;
- des actions de sensibilisation portées par les partenaires locaux.
Le dispositif concernera potentiellement plus de 1 300 logements situés dans un rayon de 150 mètres autour des sites retenus.
Une démarche inscrite dans l'économie circulaire
Au-delà de l'enjeu environnemental, cette expérimentation s'inscrit dans une logique d'économie circulaire.
Les biodéchets, qui représentent encore une part importante de nos poubelles, pourront être transformés localement en ressource plutôt qu'éliminés. Cette solution favorise également l'appropriation du geste de tri par les habitants, renforce la sensibilisation à la réduction des déchets à la source et contribue à créer des espaces de proximité autour d'un projet concret.
Des coûts de gestion réduits
Les retours d'expérience observés sur d'autres territoires montrent que les dispositifs de compostage partagé permettent généralement une meilleure qualité de tri tout en réduisant significativement les coûts de gestion.
À titre de comparaison, le coût moyen d'un dispositif en point d'apport volontaire est estimé à 8,90 € par habitant, contre environ 17 € par habitant pour la collecte en porte-à-porte des déchets alimentaires et végétaux.



















